La municipalité a le plaisir de vous offrir le spectacle "Déclics et des claps" au 112, le dim. 17 déc, sur insc. au 03.82.88.82.88.

DÉCOUVRIR TERVILLE > HISTOIRE DE LA VILLE

Occupé dès l’âge du Cuivre, puis de façon plus sédentaire et plus intensive à partir de l’âge du Bronze, le site de Terville est retenu par les ingénieurs de l’empire pour accueillir le tracé de la voie romaine Lyon-Trèves. Des villas de type rural y sont alors exploitées.

L’époque mérovingienne voit apparaître et se développer un habitat groupé de type diffus, au cœur du village actuel. Intégrée au compté de Luxembourg en 925, la villa franque se structure peu à peu en un village qui se développe autour de trois rues : Haute, Basse et Wain.

Morcelée en trois seigneuries distinctes à partir du XIIIème siècle, Terville aura à subir tragiquement tous les assauts menés par la trop proche forteresse de Thionville. Au XVIIème siècle, la guerre de Trente ans et sa cohorte de famines et d’épidémies dévasteront le village, où il ne restera plus que 7 feux en 1624.

Condé ayant choisi Terville comme quartier général au cours du siège de 1643, le village redevenu français est baptisé « Quartier du Roy ». Avec le retour de paix, les domaines sont à nouveau exploités et la population progresse rapidement : plus de 200 habitants en 1751. Les activités artisanales se développent également : de 7 en 1700, elles passent à 30 en 1788.

La Révolution fait de Terville, une commune autonome à partir de 1790, mais le Premier Empire regroupe Veymerange, Terville et Elange. En 1807, le territoire de Terville se trouve réduit par la vente de Gassion à Thionville.

Pour mettre fin aux différends continuels qui agitent Tervillois et Veymerangeois, l’administration du Reich accepte, en 1894, de rendre à Terville son statut de commune indépendante. Dès lors, le village ne va cesser de grandir.

A la fin du XVIIIème siècle, la grande industrie métallurgique fait son apparition et se développe rapidement dans la vallée de la Fensch, à Thionville USINOR.

D’une population essentiellement agricole, elle passe à une population ouvrière qui ne cesse de grandir : 1084 habitants en 1921, 5771 habitants en 1968. La sidérurgie constitue l’employeur prédominant sur le territoire des communes de Thionville et de Florange, et cet apport brutal de population fait de Terville une « cité dortoir ».

A partir de 1968, la crise de la sidérurgie entraîne une récession démographique de la commune. La population tombe à 5224 habitants en 1985.

Cependant, une redéfinition des sources d’emplois dans l’agglomération qui se tournent vers le tertiaire (commerces, administrations et services à la collectivité) à partir de 1984, et l’accueil du personnel de la centrale de Cattenom, permettent d’enregistrer un nouvel accroissement de la population : 6281 habitants au recensement de 1990 et 6587 habitants au recensement de 2010.

L'origine du nom de Terville

L'hypothèse la plus valable est celle adoptée par les toponymistes modernes (A. Danzat et Ch. Rostaing - Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Larousse Paris 1971) selon lesquels de nombreux villages portent le nom de leur fondateur suivi de la terminaison "ville", du latin "villa" qui servit d'abord à désigner un domaine rural puis du IVème siècle au XIème siècle, signifia "domaine" quelle que fut sa nature et prit ensuite définitivement le sens de village.

Ainsi Terville est une fondation germanique. Son nom est formé de celui d'un noble franc "Darb", altéré par la langue populaire en "Teri" précédent le suffixe "villa".

Terville est donc à l'origine, le Domaine de Téri ou Térisvilla (On peut rapprocher cette étymologie de celles de : Thionville "Theodonisvilla", Domaine de Theodon. Bouzonville "Bozonisvilla", Domaine de Bozon).

Différentes graphies du nom de Terville

Les noms propres, noms de lieux, noms de familles et autres, n'ont pas eu d'orthographe ni de prononciations déterminées avant le XVIème siècle.

C'est pourquoi, avant de se fixer sur l'orthographe que nous connaissons aujourd'hui, notre village fut désigné dans les actes officiels et les documents anciens de différentes façons :

  • 1252 : Termes : Arrêt de la Cour Comtale de Luxembourg
  • 1282 : Terwen : Baux de l'abbaye de Bonnevoie
  • 1292 : Terven : Contrat de Jehan de Neufchâtel-les-Metz
  • 1315 : Terves : Vallissance de la Châtellenie de Thyonville
  • 1386 : Terweil : Chronique de Metz de Jehan le Châtelain
  • 1447 : Treville : Carte de l'évêché de Metz
  • 1489 : Terffen : Recette domaniale de Thionville
  • 1524 : Terffen : Document du tabellionnage d'Elange
  • 1541 : Therven : Archives du Luxembourg, Censier de Johann Schuem
  • 1544 : Tervern : Pouillé du diocèse de Metz
  • XVIIème : Therville : Pouillé du diocèse de Metz
  • 1773 : Terreville : Documents religieux de la fabrique de Volkrange
  • XVIIIème : Terville : Documents officiels français
  • XIXeme - XXème : Terwen : Documents officiels allemands
  • XIXème - XXème : Terville : Documents officiels français
  • relevons un cas particulier : 1643 : Le quartier du Roy

Cette appellation lui vient du fait que le Prince de Condé y avait établi son quartier général lorsqu'il dirigea le siège victorieux de Thionville en 1643. On la rencontre sur plusieurs documents topographiques, notamment des cartes de Cassini, postérieurs à cette date.

Archives municipales de Thionville

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Visite guidée interactive (à venir)

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1) Le patrimoine arboricole

2) Le patrimoine naturel

3) Le patrimoine architectural

4) Le patrimoine religieux

5) Le patrimoine militaire

 

Anciennes photos d'archives

Vous trouverez sous cette rubrique quelques photos anciennes de Terville. Nous souhaitons étoffer ce fond d’archives régulièrement, grâce à vous si vous le souhaitez :

-          N’hésitez pas à nous transmettre vos photos d’archives de Terville (bâtiments, rues, familles, écoliers, parcs, forêt, etc… (uniquement en format numérique et en wetransfer à l’adresse contact@terville.fr).

-           Pour quelques unes de ces photographies, nous manquons d’éléments d’information, nous serions heureux de bénéficier de vos connaissances pour compléter les nôtres : dates, lieux, etc…  Dans ce cas, vous pouvez nous envoyer un mail à l’adresse suivante contact@terville.fr, en précisant le n° de la photographie en question.

Avec tous nos remerciements.

Remerciements pour les photos à : M. et Mme Fixaris, Mme Harter, Mme Waltriny, Mme Wowczuk, M. et Mme Chablin

 

1) Les photos de classes

2) L'église Saint Sébastien

3) Les rues de Terville

4) Divers

 

Retrouvailles des anciens de Satilor

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Le blockhaus du bois de Terville nettoyé et sécurisé

Raymond Ackermann, Adjoint au Maire, et Robert Berardi, Conseiller municipal délégué, se sont rendus sur le site d’un ancien « squat », récemment découvert par le service des espaces verts dans un blockhaus situé à proximité du parcours de santé, rénové par la Ville de Terville il y a quelques années à l’occasion des journées du patrimoine.

Aujourd’hui, cet abri, construit par les troupes de réserve allemandes lors de la première guerre mondiale en 1915, a été complètement nettoyé et surtout sécurisé. Les quatre accès, pensés à l’époque dans le cadre d’un véritable système d’aération, sont désormais fermés aux squatteurs. Ce blockhaus, composé de cinq grandes et trois petites salles, pouvait abriter pas moins d’une cinquantaine de soldats allemands en cas de bombardements ou d’attaques. Détail original de cet ouvrage militaire tervillois : des toilettes en porcelaine y ont été aménagées lors de sa construction. A noter enfin que ce blockhaus tervillois est particulièrement intéressant pour les historiens. En effet, si ces ouvrages sont en effet allemands, il nous faut remonter au début du 20ème siècle pour en connaître l’origine. A ce moment de l’histoire, l’Allemagne est soucieuse de conserver les territoires qu’elle a annexés en 1871. Elle s’empresse donc de moderniser les places de Metz et de Thionville. Ainsi, dès 1899, une ceinture de forts modernes est construite autour de Metz. A Thionville débute la construction du fort de Guentrange, suivie par celle d’Illange en 1903, puis de Koenigsmacker en 1905. L’ensemble des fortifications de Metz et de Thionville porte le nom de « Moselstellung » et sera renforcé jusqu’à la première Guerre Mondiale. En 1915 et 1916, les Allemands organisent la position bétonnée de Thionville. Tracée en arc de cercle, cette position s’appuie sur la Moselle en amont et en aval de Thionville, à hauteur des forts d’Illange et de Koenigmacker. Elle comporte 219 abris sur deux lignes, les plus solides et vastes étant situés à l’arrière. Le 1er avril 1916, tous les chantiers sont arrêtés, les personnels et les matériels transférés au sud de Metz, là ou le front est le plus menacé.

Aujourd’hui, on distingue une première ligne de ces petits abris le long du ruisseau du Veymerange. La seconde ligne se situe en lisière du bois : les abris y sont plus vastes et la plupart sont numérotés. Un cartouche nous indique que le 15ème Régiment d’Infanterie de la Landwher a construit l’ouvrage à Terville. Un observatoire, un poste de commandement, des tranchées et des réseaux de barbelés complétaient ce dispositif.

Le samedi 16 décembre 2017
Concert de Noël de l'école de musique
Le dimanche 17 décembre, à 16h, au 112
Spectacle
Le vendredi 22 décembre 2017, à 18h, au 112
La municipalité vous invite